mardi 21 mai 2013

TOF VANMARQUE : RACONTE NOUS UNE HISTOIRE (Lucien Ruimy)


Il y du Jérôme Bosh chez Tof Vanmarque, mais un Bosh du quotidien. Son ambition n’est ni l’enfer, ni le paradis. Il est là à nous décrire son quotidien qu’il sublime par sa gamme chromatique, où la narration reste toujours présente. Des couleurs vives, lumineuses, jamais de couleurs sourdes car il y a chez Tof une joie de vivre une exubérance qui est celle de l’artiste comme celle de son œuvre : «Il faut peindre dans le plaisir ». Derrière le foisonnement des scènes, il y a une mise en scène de la vie, une étrangeté qui attire le spectateur par sa poésie picturale à tel point que l’on a du mal à s’en détacher.
Les personnages ont l’air de marionnettes suspendues dans le ciel, comme dans un cirque, le cirque de la vie, le cirque du monde tel qu’il le voit. Les personnages sont des clowns grimés de couleurs comme pour masquer la face cachée de leur réelle personnalité. Mais aussi des pantins manipulés par des forces qui les dépassent.
En effet, si l’humour est toujours présent, la critique sociale n’est jamais absente, même s’il s’est retiré sur l’île de Molène au milieu des moutons. Les titres des tableaux en font foi : « La politique, un jeu d’enfants gâtés », « Je t’aime Monsanto ».

Même s’il nous la joue très détaché du monde, à l’artiste qui ne fait pas le moindre effort, c’est un bosseur, un créateur  d’univers mental qu’il nous retranscrit sur la toile. Et là, ce n’est pas du vide, au contraire, on peut passer des heures pour cheminer à travers ses univers et y retrouver à chaque fois quelque chose de nouveau.
Tel un éléphant dans un magasin de porcelaine, Tof Vanmarque déboule dans le monde de l’art, attention, cela va décoiffer.




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