mardi 21 mai 2013

JEAN-LOUIS VIBERT : LE QUESTIONNEMENT DE LA COULEUR (Lucien Ruimy)

Ce qui domine dans le travail de Jean-Louis Vibert, c’est d’abord la couleur, c’est un grand coloriste.
 Mais derrière le foisonnement chromatique, le foisonnement de la gestuelle, il y a une maîtrise totale, rien n’est laissé au hasard, même pas dans ses herbes folles. Il faut le voir peindre avec concentration pour aboutir à une maitrise totale du geste. Sa démarche si elle faite de rigueur et de recherche picturale est sincère. Les touches sont fortes, parfois massives, mais toujours précises.

 Elève de Goetz (l’inventeur de la gravure au carborandum), Jean-Louis a développé une écriture qui lui est propre laissant parfois le spectateur médusé devant ses taches ou lignes colorées. En effet, c’est un artiste qui ose aller à l’essentiel de la peinture : la couleur. Ainsi il nous donne un plaisir qui pousse à l’optimisme.
  Ses couleurs ne sont jamais mièvres, elles sont toujours éclatantes, il refuse de transmettre la tristesse et le désespoir : « je veux donner à mes œuvres les couleurs du bonheur », car il y a assez de tristesse et de désespoir dans le monde.



Sa palette de couleur est très raffinée, pleine de poésie, elle suit les saisons avec optimisme et donne à rêver  d’un avenir heureux.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire