mercredi 22 mai 2013

ERIC MEYER : IVRESSE DE LA TRANSPARENCE DES MONDES...(Yannick Lefeuvre)

D'emblée, une plénitude joyeuse nous accueille !
Qui recherche un petit coin de folie pour héberger son étonnement, en fait un point de départ, un lieu pour y revenir et y déposer tous les trésors rencontrés. Qui demande de multiples échanges de l'un et de l'autre, des trajectoires qui se nouent et se dénouent, une pulsation colorée qui imprime des rythmes multiples trace la route..... Trouve !
Ça groove dans les senteurs  picturales !
 Qui veut enfourcher un engin, devenir immédiatement explorateur, chercheur d'or, aventurier, trouve les courroies de transmission, les liens conducteurs, les vibrations déployés en écho qui donnent corps aux visages et figures aux corps et devient un scientifique expert à la recherche du bonheur du là.....trouve !
La terre est bleue comme une fleur d'orange...

Qui prévoit une certitude où la joie se transmet de l'intérieur, où le monde nous transmute les mondes hors de nous, où des boissons citronnées siphonnent des mélodies écervelées. A la fois dans le jeu, avec la règle et le plaisir d'être toujours mistral gagnant ! Qui fait confiance aux mille lignes de partage, toujours en pleine distillation de soi ou de l'autre, aux équilibres des niveaux, aux  éléments, sources de l'autre, floraisons, jasmin....... trouve !

 Fleur d'épine, fleur de rose sont des noms qui coûtent chers.

Qui aiment les coupes vitales au scalpel de l'élan, les agencements se fécondant de tierce ou de quarte partenaires, les joies des glissements, les aventures en transmutation avec pour compagnon le bien heureux hasard. Qui se donne l'envie d'aimer être, les globules, les ruses, les corps livrés aux creux des champ de lavandes est proche du pays cosmique, fantasmagorique et violemment banal...trouve !

 Je parcours les intérieurs et je leur fais la nique en les dorlotant.

Qui cherche le plaisir du regard trouvera l'inscription de l'artiste dans son oeil.  Il glissera d'un état à l'autre, dans des débordements contenus, se dépassant et s'articulant sur des radiographies colorées, des intérieurs magiques. Avec lui, je suis toujours en visite, en parcours, en terrain d'aventure, en glissements sensuels, en baisers continuels, cycliques. Nul autre espace que l'essence de l'autre inclue, ça s'enroule, tourne et déboule. Je m'offre des thés à la menthe dans une bienveillance totale, une danse esquissée possible dans les plaisirs simples d'être là, d'aller là ou ailleurs mais d'y être toujours au tournant, à la bascule, à la balançoire, à la folie des toboggans. C'est tambour battant avec des sourires, des trompettes, des mélodies d'hachures, des surplombs, des traversées, des à cotés, des en dedans qui ouvrent des portes dans l'en dehors.
C'est l'ivresse finale ! 

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