mercredi 18 janvier 2017

CHRISTOPHE FASO : IL VA A L’ESSENTIEL (Lucien Ruimy)

Il n’ y a aucun superflu dans la peinture de Christophe Faso. En quelques traits de peinture noire il délimite ses personnages. Une tête, un corps ou des jambes… Il n’y a que suggestion. 
Comme un funambule, il navigue autour du vide créant ainsi le désir du corps quasi-absent. Tout est dans la force du geste dans une danse calligraphique improbable.
Une tache de couleur rouge est là pour souligner le geste, soutenir le corps, l’aider à s’émanciper du vide. Parfois le bleu l’accompagne, comme pour adoucir l’affrontement du trait et du vide blanc qui supporte l’ensemble.
Ainsi Christophe souligne-t-il la fragilité de  l’être, la fragilité de l’artiste à trouver un équilibre avec si peu de « moyens ». Comme nous il est démuni, perdu face à la dureté du monde. Pour l’affronter le rouge et le noir sont le symbole de la révolte, du désir d’exister. C’est la force de l’humain qui trace sont chemin.

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