
Blog d'Art Actuel (peinture, sculpture, photographie) - contact : redaction.regart@gmail.com - animateur Lucien RUIMY
mercredi 9 novembre 2016
vendredi 9 septembre 2016
CAROLINE LEITE (Thierry Gaudin)
Dans
le silence du temps qui passe / Se sassent les heurts et les murmures / Nul ne
sait la tendresse qu’amassent / Les trainées laissées du vivace / Dans la laque
des vœux / Dans les grains des partances / Dans les plaques sensibles des yeux
/ Vivent les ans et les lustres / Passent les adresses se dressent / Les ombres
sans nombres / Symphonies en mineur solo / Métaphorique chorus désarticulés / Quelque
part entre franchir / Le dire et l’affranchir / Les traces s’entassent et
voilent / Alors l’or des hiers remembrés au présent / Dans l’instance du
désirable senti / De l’inverse de l’averse validée / Par défaut et des dés
défaussés / Quand dans la décence les sens s’invitent / A redire parce que non
vus non avenu / Par manque de perçu / Dans le tenace des traces s’espacent / Le
décrit les débris les espaces / Eux mêmes Œufs
d’eux énièmes / Quand se sèment des heures les pleurs / Et les je t’aime
avec ou sans orthographe / Dans le secret de l’ascèse vécue / Ou dans l’obscène contrée / Des censures
morales / Se construit du voir la perception lucide / La lecture s’impose par
tacites dictions / Entrent les aveugles au royaume des rides / Sur le lisse des
silences / L’abrupt des sentences / L’hirsute des errances / Quand la forme se
dit avant la décision / Le minuscule tactile obère la césure / Oubliant dans le
lien des cicatrices / Les incisions les échancrures / Celles qui se détachent / Des plaies ou des
larmes / Des alarmes en contrepoint
Et
les concrétions s’affirment / Et les brumes des mémoires activent / Les interfaces les renversements / Ou les
retournements les télescopages / Soulignent le fugace l’encodage / Des humus et
des strates / Dans la boite des subversions / La pellicule s’embue aux rives / Des
cours émaillés eaux vives / Ou dormantes des mémoires infuses
mardi 6 septembre 2016
CAMILLE GUINET (Thierry Gaudin)
Sur
la pellicule sensible / La plume note /
Annote et trace et retrace / Sentes et chemins / Damiers et marelles /
Architectures esquissées / L’épiderme des papiers se décline / En tirets traits
détours virgules / Tache points touches libelles / Presque morphèmes et
Ponctuations
itératives / Révéler et décliner la surface / Jusque au cœur du perméable /
Rêves esquissés songes inscrits / Sur la face du réel du concret / Dans la
vibration le subtil / Le tact et l’élégance du dévoilé / Par le dialogue entre
lui et nous par aile / Des papiers authentiques venus / Des continents
lointains presque inconnus / Textures niellées réinscrites / Passages en succès
des successions / Par courir sans hâte arpenter / Avec traits incisions
décisions / Parcours de l’évidence inaugurée / Elégance édictée traitée /
Concrétions du présent / Cadeaux et impressions / Dans l’acte du dire /
Symbolique de ce moment / Qui passe et aussitôt trépasse / Dans l’acte mais
revit dans le regard / Re garder sans cesse / Re tracer adresse / Re par courir
sagesse / Ré incérer le geste / Dans la feuille / Re marquer le scripteur /
Sculpture de l’accent / Sécrétion des sens étalés sur le libre / Sentier des va
et viens / Des pressentir et des deviner / Des devises sans permis mais avec
applications /
Exigences
des intuitives pérégrinations / Qui s’écrivent et repèrent / Et font passer
l’aujourd’hui venu d’hier / À demain ce
présent / Construit trait à trait touche à touche
Couche
à couche / Dans la délicatesse des doigtés / Et le par semé étagé précisément / Des effectives tensions /
Des affectives dictées / Qui se donnent et se retirent / Tiret à la ligne vers
une page / Labyrinthes et destinations internes / Etalés sans esbroufe / Livres
élagués dans la cadence / Sur face de danse / Des narrations savantes
mardi 23 août 2016
PATRICE POUTOUT : ÉPURER LES LIGNES (Lucien Ruimy)
Pas de superflu. Il faut
s’arrêter un certain temps devant les sculptures de Patrice Poutout, prendre la
peine de voir tout le travail, la trace de chaque coup de ciseaux et en
apprécier les formes.
Chaque sculpture est
un totem, une stèle qui se veut une marque de la mémoire humaine enfouie dans
la matière essentiellement le bois.
Comme les stèles de
Carnac, les sculptures de Patrice se dressent comme des fragments primitifs,
ils suscitent un appel à l’introspection.
Chaque marque sur la surface est comme une scarification qui nous rappelle que
nous sommes les éléments d’un peuple universel à la recherche d’un langage
commun.
Les sculptures de
Patrice Poutout sont un élément de cette recherche de langage universel. Elles
se dressent afin de nous pousser à une élévation de conscience.
mercredi 17 août 2016
CLOTHILDE LASSERRE : LA CHALEUR HUMAINE (Lucien Ruimy)
Longtemps
Clothilde Lasserre a eu un sujet de peintures reconnaissables au premier coup
d’œil, des foules vues de dessus. Lorsque l’on voyait l’un de ses tableaux pour
la première fois on se demandait de quoi il s’agissait, il fallait un temps
d’adaptation pour comprendre la scène représentée. On passait d’une abstraction
à de la figuration. Une fois passée la surprise on allait dans le détail de ces
foules et au-delà du sujet de l’anonyme perdu dans un ensemble, c’est la
peinture qui individualisait, c’est elle qui différenciait.
Puis
ces derniers temps, elle a redressé la perspective, du grouillement des foules
elle est passée à une individualisation de ses personnages, ceux-ci sont à
peine suggérés. Ce sont les différenciations de couleurs qui en définissent les
contours, ils sont moins affirmés, ils flottent de manière plus floue, plus
poétique.
La
peinture est plus libre, plus en transparence. Elle prend le pas sur le sujet.
La peinture dépasse le sujet, elle devient l’élément principal, comme si elle
s’en était libérée. Ce qui lui donne une respiration particulière.
La
couleur, les transparences prennent toute leur place, les tons sont chauds. La
peinture, le geste sont tout en énergie. Ils donnent toute la force aux
personnages.
Dans
tous les cas de figures, perdus dans la foule ou plus différenciée c’est la foi
dans une humanité colorée, chaleureuse qu’affirme Clothilde Lasserre.
Inscription à :
Articles (Atom)