samedi 30 mai 2015

COCO TEXÈDRE : J'AVOUE, JE NE L'AI PAS VUE... (Yannick Lefeuvre)


Trop coloré, trop culotté, trop féminin… son travail... j'avoue, je ne l'ai pas vu. Je suis passé à coté.
Parfois à ne pas voir, on touche du doigt son insuffisance et de fait plus tard la présence en creux de l’artiste nous saute aux yeux… mais dans l'après-coup... est-ce trop tard ?
Je viens ici reprendre et apprendre d'elle ... de son parcours, de ses fulgurances et de son cri... le féminin singulier, c'est elle !
Que nous donne-t-elle à regarder que je n'ai pas su voir ?
Des couleurs, des textures avec des failles, des échancrés, des bordures ... une émotion tactile affleure ... des couleurs pulpeuses, tranchées et radicales... des paysages, des frontières, des matières à foison ... et une envie de toucher, d'y glisser un doigt ... j'ai pas osé... fallait-il ?
« Que la terre produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence.. » raconte la genèse. En écho, Coco Téxèdre prend autant racine dans l'origine mythique que dans sa fêlure intime, elle dévoile hors tabou. Si elle traque le tragique pour un dire qui fera langage un jour vers un vivre autrement, il lui fallait au préalable affirmer les réels de sa féminité.
C'est peut être ça en tant qu'homme que je n'ai pas osé affronter.  

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